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Emploi en Lorraine
Inquiétudes lorraines portées au MinistèreSOCIAL SMART et PLASTAL Le 20 avril 2010, Gilles Hemmerling, représentant CFE-CGC chez Plastal, et un cadre de Smart ont été reçus par un conseiller du ministre de l’Industrie à Paris. « Nous lui avons exposé que si les effets d’annonce ont fait plaisir à tout le monde, à la relecture, ils nous laissent sur notre faim », explique Gilles Hemmerling. Et d’ajouter : « Nous avons attiré l’attention du ministère sur le fait que sommes dans une région sinistrée. On a enregistré nos interrogations et on nous a laissé entendre que le ministère allait demander une analyse. » Le représentant CFE-CGC développe les points évoqués au ministère : « Nous avons des inquiétudes au-delà des quatre prochaines années. Nous serons en dessous des 100 000 véhicules vendus en fin d’année, ce qui est le seuil de rentabilité. Nous ferons encore du chômage partiel et nous craignons pour les trois années à venir que l’on soit encore au dessous. » Le représentant syndical point estime que « la production d’un mono produit deux places sur le site d’Hambach est sa spécificité et son point faible. » Gilles Hemmerling évoque « la concurrence des deux places chez les autres constructeurs […] les investissements en Slovénie et pas à Hambach […] la possibilité de rapatrier la construction des deux places en Slovénie alors que le site d’Hambach ne peut produire les quatre places produites en Slovénie. » Le représentant pense que sur le segment de la Smart économe en CO2, les autres modèles de Daimler « d’ici deux-trois a ns » le seront aussi. Quant à la Smart électrique, le représentant CFE-CGC estime que qu’il « n’y en aura pas des milliers. Et il faut que les villes s’équipent en bornes. » |
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L'emploi en Lorraine

5 000 véhicules en moins, dix jours de chômage partiel supplémentaires. C’est l’annonce qui a été faite hier aux partenaires sociaux et économiques par la direction de Smart à Hambach. Après une première annonce de huit jours chômés à la mi-décembre, c’est un nouveau coup de semonce qui inquiète les salariés. «On est passé en quelques mois d’une production de 136 000 véhicules à 100 000 aujourd’hui. », explique Gilles Hemmerling (CFE-CGC). «Qu’est-ce qu’on va faire jusqu’en 2012 ? » C’est-à-dire jusqu’à la production en série de la Smart Ed. Le syndicaliste s’inquiète aussi des rapprochements entre Daimler et Renault et de la construction d’une usine en Hongrie, « alors que celles du groupe ne fonctionnent déjà pas à plein régime ». Il met en avant «la faiblesse du réseau, hors Allemagne », avec «l’absence de Smart center hors des grandes villes ». La nouvelle touche également les partenaires de Smart, dont Plastal. Qui subit un autre coup dur. Le groupe est mis en vente et la semaine dernière, Faurecia, équipementier automobile, a annoncé son intention d’acheter… les activités allemandes du groupe. A l’exclusion, donc, des sites français (Hambach) et espagnols. Qui craignent doublement pour leur avenir…
Forcément, quand Smart va mal, les partenaires trinquent. Chez Plastal, la problématique est double. « Le groupe est en vente. Ça a été annoncé la semaine dernière. », explique Gilles Hemmerling. Le 4 février, l’équipementier automobile Faurecia a signé un accord en vue de l’acquisition des activités allemandes de Plastal. C’est-à-dire que le site d’Hambach et celui basé en Espagne ne sont pas concernés par l’accord. « Le groupe a une option sur Hambach jusqu’au mois de juin. » Jusque-là, le site reste sous la bannière Plastal. « Nous travaillons avec l’Allemagne. Quand les sites passeront Faurecia, comment fera-t-on ? » Et le responsable CFE-CGC de préciser : « Les cadres sont aujourd’hui la variable d’ajustement. Quand il y a des jours chômés, ils sont plus impactés en terme de baisse de salaire. L’encadrement est fortement inquiet. »

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