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La CFE-CGC a participé à la 1ère Rencontre de la Médiation en Lorraine

Médiation

 

« A l’issue de ces premières rencontres de la Médiation, je peux vous faire un aveu : je suis venue très sceptique et je pensais ne rester qu’une heure au plus. Je suis arrivée à 9h30, il est 17h30 et je suis encore présente. Vous m’avez fait découvrir concrètement ce qu’est la Médiation, ce qu’elle représente dans le monde judiciaire et en entreprise. Je repars convaincue et enthousiaste et vous assure de mon soutien pour le développement de cette activité ». Tels sont les propos de Madame le Bâtonnier Viviane SCHMITZBERGER, Avocat au Barreau de METZ, en conclusion de ce séminaire.

 

Cet événement organisé par Christian BOS a eu lieu le vendredi 22 octobre 2010, dans le prestigieux ARSENAL de METZ.
L’assemblée, qui regroupait plus de 70 personnes malgré les grèves, a pu écouter Jean-François COPÉ qui a soutenu à distance ce colloque en adressant un plaidoyer pour le développement de la médiation. Retenu à Paris en raison des manifestations sur les retraites, Franck MOREL, Conseiller auprès du Ministre du travail, a adressé un courrier par lequel il souligne qu’il est important de développer la médiation dan s le monde du travail. L’adjoint au maire Thierry JEAN a témoigné de son soutien au développement de la médiation.

 

 



1ère table rondeUn premier débat a été animé par Béatrice BRENNEUR, Présidente du GEMME, sur la place de la médiation dans le monde judiciaire. Maître Agnès TAVEL a rappelé que la législation évolue dans le sens des propositions initiées par la CPMN pour renforcer la liberté des relations entre le s personnes, c’est-à-dire la médiation préalable à toute action civile ou commerciale. En revanche,  la CPMN s’inquiète de la mise en place tout azimut de « médiateurs », ce qui ajoute à la confusion entre les divers modes de réglement des conflits.

 

 

1ère table ronde-2Le deuxième débat, animé par Christophe de MEEUS, concernait la médiation en entreprise. Il a mis en évidence que les propositions des médiateurs professionnels vont au delà de la résolution des conflits. Elles consistent dans des interventions de promotion de la qualité relationnelle et du renforcement du dialogue social. Elles sont outillées notamment par la clause de médiation et le Contrat Cadre Ethique et Médiation (CCEM). Des témoignages et des exemples concrets ont été apportés.



Jean Louis LASCOUX, Président de la CPMN, a clôturé ces rencontres en rappelant que la médiation est une discipline à part entière de promotion de la qualité des relations humaines et de l’altérité, dotée d’un processus structuré pour faciliter la résolution des conflits.

 

Lire le compte rendu intégral de la 1re Rencontre de la Médiation en Lorraine


1ère table ronde

Alain MONPEURT, Secrétaire Général CFE-CGC de la Moselle, intervient au débat en sa qualité de Conseiller Prud’homal collège Salarial et développe sa position sur l’utilité de la Médiation en droit du travail.


1ère table ronde-2

 

l'album photos :  1ères rencontres de la Médiation en Lorraine


Mediation1.jpg

 

 

 




 

Audience solennelle de rentrée au Conseil de Prud'hommes de METZ le 15 janvier 2010

 

Selon les règles de l'alternance, Alain MONPEURT (2ème en partant de la droite sur la photo), président sortant de la section "ENCADREMENT" du Conseil de Prud'hommes de METZ, a cédé sa place à un président "employeur", et a été élu, à l'unanimité, vice-président de la section "ENCADREMENT" le 11 janvier 2010.

 

Devant la composition 2010 du conseil des Prud'hommes, le procureur de la République, Rémy Heitz (en premier plan) a noté que«si les conflits liés aux contrats de travail augmentent, ils concordent avec les statistiques de la chambre commerciale qui ont augmenté de 25 % en 2009.»

 

Devant la composition 2010 du conseil des Prud'hommes, le procureur de la République, Rémy Heitz (en premier plan) a noté que«si les conflits liés aux contrats de travail augmentent, ils concordent avec les statistiques de la chambre commerciale qui ont augmenté de 25 % en 2009.»

Ambiance décontractée, dans la forme, le 15 janvier 2010, à l’audience solennelle de rentrée du Conseil des Prud’hommes de Metz.

Sur le principe de l’alternance, Jean-Claude TOSI cède le siège de la présidence à Didier CLAUSSE, et devient désormais vice-président.

Au conseil des Prud’hommes, l’audience solennelle de rentrée a la particularité d’être moins protocolaire que dans les autres juridictions. Davantage encore hier avec Didier CLAUSSE, vice-président de l’année 2009, et président 2010 élu par ses pairs le 11 janvier. L’homme qualifié de «pugnace » par le procureur de la République Rémy HEITZ et de «combatif » par le vice-président, Jean-Claude TOSI, s’est illustré dans un discours, de mémoire de conseillers prud’homaux, plus engagé qu’à l’accoutumée. Un an après le rattachement controversé du conseil de Sarrebourg à celui de Metz, il y avait effectivement du grain à moudre.

Mais auparavant, après les traditionnelles congratulations aux invités, le procureur de la République, Rémy HEITZ, et le président sortant, Jean-Claude TOSI, ont dressé un tableau chiffré de l’année 2009 (lire RL du 12 janvier dernier). Ils se sont félicités du rattachement du conseil de Sarrebourg qui «s’est effectué dans les meilleures conditions », selon Rémy HEITZ.

 

«A peine sorti d’un coma…»

Jean-Claude TOSI (collège employeur) a énuméré les grandes lignes 2009 et pointé quelques dysfonctionnements. Il a notamment souligné le problème des renvois «parfois peu justifiés», de la procédure des départages (5 % des contentieux) dont il faudrait «dépassionner les débats »… et d’un point de vue plus pratique, les difficultés de stationnement rencontrées par les conseillers. Se tournant vers «la chaise vide de la représentante de la municipalité», le vice-président a rappelé l’évidence : «Nous sommes une juridiction d’exception. Notre conseil œuvre de nature quasi-bénévole. Alors, ne serait-il pas possible que la ville de Metz ne prenne une mesure d’exception pour permettre aux conseillers de stationner gratuitement ? »

Puis, le président Didier CLAUSSE, sourire aux lèvres, «a conté une petite histoire ». Le cégétiste du collège salariés a tenu un discours dont les multiples réformes ont constitué le fil conducteur. Intro : « Je viens de rencontrer quelqu’un qui, à peine sorti d’un coma qui a duré trois ou quatre longues années, et qui à peine ses esprits retrouvés, voulait savoir ce qui s’était passé en France pendant ce temps perdu.» Et d’énumérer les réformes : «Des retraites, de la Poste, de la taxe professionnelle, de l’orthographe, de la représentativité syndicale, de la carte judiciaire, de la procédure pénale, du juge d’instruction, de l’indemnisation des conseillers prud’homaux…» Et d’une flopée de codes : «Travail, urbanisme, civil, pénal, des marchés publics, de la route… » Avant d’arriver brillamment aux «très graves menaces qui pèsent sur cette juridiction qui dérange ». La liste des conséquences n’est pas exhaustive : frais supplémentaires pour le justiciable éloigné de sa juridiction, suppression de la gratuité de la procédure, renforcement des procédures écrites «rendant de fait obligatoire la présence d’un avocat »… Liste qui ne semble pas près d’être achevée d’écrire.


Cécile PERROT, "LE REPUBLICAIN LORRAIN".

Publié le 16/01/2010.

 

Prud’hommes : l'heure du bilan

«Le rattachement du conseil de Sarrebourg fut l’événement le plus marquant de l'année 2009. C'est vrai qu'il y a eu quelques désagréments mais ça n’a pas nui au fonction-nement de notre juridiction», commente Jean-Claude Tosi.

Jean-Claude-TOSI.jpgJean-Claude TOSI a présidé, en 2009, le Conseil des Pud’hommes de Metz. Une année importante qui a vu, notamment, le rattachement du conseil de Sarrebourg à celui de Metz.

A quelques jours de l’audience solennelle de rentrée, Jean-Claude TOSI dresse un bilan de l’année écoulée au conseil des prud’hommes de Metz. Suite aux élections d’hier, ce retraité d’un grand groupe BTP a cédé sa place à Didier CLAUSSE, vice-président issu du collège salariés (CGT).

 

Entre la nouvelle carte judiciaire, les élections prud’homales et la réforme des indemnités des conseillers, l’année écoulée fut riche en événements…


Jean-Claude TOSI : «Le rattachement du conseil de Sarrebourg à notre juridiction fut l’événement le plus marquant. De 104 conseillers, nous sommes passés à 140. Il a fallu intégrer les affaires de Sarrebourg en prenant en compte le problème de l'éloignement. Certes, il y a eu quelques désagréments mais ça n’a pas nui au bon fonctionnement de la juridiction. Quant au décret du 25 août 2009, relatif aux modalités d’indemnisation des conseillers prud’homaux, il ne nous satisfaisait pas entièrement. Le législateur l’a un peu rectifié et, depuis mai-juin, nous travaillons normalement. A Metz, il n’y a pas eu de grève comme dans certaines villes où des conseillers ont refusé de siéger. Mais le renouvellement fut important puisqu’il a fallu former 60 % de nouveaux conseillers. Globalement, je suis satisfait : l’année 2009 s’est bien passée.» 


A quelques jours de l’audience de rentrée solennelle, quel bilan tirez-vous de vos activités ?


«En 2009, 1 932 affaires ont été traitées alors qu’en début d’année, nous en avions 1 794 en stock, contre 1 903 au 1er janvier 2010. Toutes sections confondues, nous enregistrons 2 041 saisines. Le rattachement de Sarrebourg n’a pas causé d’effet d’engorgement. Certaines sections, comme le commerce ou l’industrie, fonctionnent avec plus d’intensité que d’autres. Cela s’explique par la conjoncture économique. En moyenne, le délai de traitement d’une affaire est de 10,8 mois, contre 12,5 précédemment. Quant au nombre de renvois en départage [lorsque les deux parties ne sont pas d’accord et qu’un juge départiteur doit trancher, ndlr], il a augmenté de 5 %. Malgré tout, nous avons bien travaillé et notre greffe fonctionne très bien.»


Commente envisagez-vous 2010 ? La conjoncture économique va, nécessairement, engendrer des mutations importantes dans le monde du travail et dans les entreprises. Ne craignez-vous pas de voir une recrudescence des litiges ?


«Au conseil des prud’hommes, la crise n’a pas eu trop d’impact, mais ça risque effectivement de changer en 2010. Les types de dossiers sont sensiblement les mêmes que par le passé. Ici, à Metz, on ne peut pas dire qu’il y a des abus ou des dysfonctionnements particuliers du fait de la crise. Malgré tout, elle se ressent en terme de licenciements mais pas sur le contentieux du travail.».


Propos recueillis par Delphine DEMATTE, "LE REPUBLICAIN LORRAIN".

Publié le 12/01/2010.

 

Le conseil des prud'hommes

Le conseil de prud'hommes est une institution originale, car il est à la fois une juridiction paritaire et élective. Le conseil de prud'hommes est un tribunal spécialisé, chargé de faire respecter les textes légaux et conventionnels relatifs au droit du travail.


Il est composé de juges non professionnels élus, les "conseillers prud'homaux", représentant, en nombre égal et pour moitié, les employeurs et les salariés. Les conseillers employeurs et salariés se prononcent sur une affaire à égalité des voix. Cependant, en cas de partage de voix, le conseil de prud'hommes se réunit à nouveau sous la présidence d'un magistrat du tribunal d'instance, juge départiteur : cette nouvelle audience permet de départager les conseillers.


Chaque conseil de prud'hommes est divisé en 5 sections spécialisées dans les principaux secteurs du monde du travail : encadrement (section créée à l'initiative de la CFE-CGC) , industrie, commerce et services commerciaux, agriculture, activités diverses.


Le conseil de prud'hommes intervient à la demande du salarié ou de l'employeur. Il dispose d'une compétence exclusive et règle notamment les litiges individuels liés au contrat de travail ou d'apprentissage entre employeurs et salariés. On compte aujourd'hui 14 512 conseillers, répartis en 210 conseils. Chaque département possède au moins un conseil de prud'hommes.


Le conseil de prud'hommes intervient à la demande du salarié ou de l'employeur. Il dispose d'une compétence exclusive et règle notamment les litiges individuels liés au contrat de travail ou d'apprentissage entre employeurs et salariés. On compte aujourd'hui 14 512 conseillers, répartis en 210 conseils. Chaque département possède au moins un conseil de prud'hommes.


Pour être traité par le conseil de prud'hommes, le litige doit concerner un problème individuel, comme l'application d'une convention collective à un salarié. Les litiges collectifs, telle l'annulation d'un plan de sauvegarde de l'emploi, relèvent du tribunal de grande instance.

 
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