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vendredi 19 octobre 2018
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Les salariés de l’entreprise Faurecia à Hambach se sont mis en grève suite au licenciement d’un chef de service.

 

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Hier, les salariés de l’entreprise Faurecia à Hambach se sont mis en grève suite au licenciement d’un chef de service. L’intersyndicale annonce son intention de poursuivre le mouvement jusqu’à la réintégration de leur collègue.

C’ est un des plus anciens et des plus compétents. Il est entré avant les machines ! », lance un des représentants syndicaux, à la porte (fermée) de l’usine Faurecia (ex-Plastal) à Hambach.

Hier, le personnel de production des postes de matin et de jour n’a pas pris son travail. Il est en grève. Il conteste le licenciement d’un chef de service « apprécié de tous ». La lettre de licenciement serait partie vendredi, et aurait été reçue ce mardi par le salarié âgé de 54 ans. L’employé aurait été dispensé de préavis.

Catalogue de reproches de la direction

« Un des crimes (du licencié) est d’être à l’écoute de ses subordonnés », explique un tract co-signé par la CFDT et la CFE-CGC. Ledit tract liste « le catalogue de fautes » pour justifier (le licenciement). Lors d’un pont du mois de mai, le chef de service aurait estimé que 6 h de production suffisaient pour réaliser le travail demandé par la direction. Cette dernière avait négocié le paiement d’une prime de 90 € pour 8 h. Il aurait signé des feuilles de congé à un mauvais moment, n’aurait pas envoyé suffisamment de personnes en formation, aurait refusé d’accomplir et de faire accomplir à ses hommes une « énième action. » L’homme se serait vu reprocher son « culot pour avoir répondu négativement » à la hiérarchie et son « franc-parler ». Les syndicalistes s’étonnent « qu’après 18 années passées au sein de l’entreprise […] le langage (du chef de service) serait maintenant vulgaire et brutal. Qu’il serait subitement insupportable et que tous les salariés auraient peur de lui. »

Une pétition a circulé. En fin de matinée, elle aurait déjà été signée par 120 des 220 salariés. « Nous sommes en intersyndicale. Même si l’on n’est pas toujours d’accord, là, l’ensemble des salariés est mobilisé » , explique Denis Blanrue, responsable CFDT. Et d’ajouter : « Des personnels cadres nous ont rejoints. » Denis Boss (CGT) et Gilles Hemmerling (CFE-CGC Métallurgie Lorraine) acquiescent.

Production perturbée chez Smart

Les syndicalistes évoquent « un climat malsain » sur le site de l’entreprise d’Hambach depuis le rachat, en juillet 2012, de Plastal par le groupe Faurecia. « On nous impose le système Faurecia. Avant je venais avec plaisir travailler, maintenant j’ai une boule à l’estomac », témoigne ce salari é.

Nous avons contacté la direction. La directrice du site, Nathalie Pierrisnard, était en réunion. Nous n’avons pas pu la joindre.

Faurecia est l’unique fournisseur des éléments de carrosserie en plastique pour les citadines de la marque Smart. Les clients de l’entreprise sont Smart, Panopa SAS, Continental, Magna Chassis et Magna Uniport. Effet domino oblige, la grève a eu des conséquences pour les sous-traitants de Faurecia. A commencer chez son partenaire le plus important : Smart. « Nous avons perdu 6 h de production », a expliqué en fin d’après-midi Jean-Yves Schmitt, responsable communication de Smart Hambach.

Source : « Le Républicain Lorrain » édition du 11 juin 2014

Les salariés de l’entreprise Faurecia, à Hambach, se sont mis en grève hier pour soutenir un chef de service que la direction vient de licencier. La production de Smart a été impactée.

Se mettre en grève pour s’opposer au licenciement… d’un chef de service. C’est ce qu’ont fait hier, à Hambach, les salariés de l’entreprise Faurecia, sous-traitante de la Smart. Le personnel de production du poste de matin et de jour n’a pas pris son travail. Le salarié licencié, âgé de 54 ans, travaille dans l’entreprise (ex Plastal, rachetée en juillet 2012 par Faurecia) depuis dix-huit ans. « C’est l’un des plus anciens et des plus compétents », expliquent les grévistes.

Pour la direction, le chef de service aurait commis plusieurs fautes. « Un catalogue pour justifier le licenciement », s’insurgent les grévistes. « Son crime ? Avoir été à l’écoute de ses subordonnés », selon le tract cosigné par la CFDT et la CFE-CGC.

Un exemple de griefs : « Lors d’un pont du mois de mai, le chef de service aurait estimé que 6 heures de production suffisaient pour réaliser le travail demandé par la direction. Cette dernière avait négocié le paiement d’une prime de 90 € pour 8 heures. »

Les salariés ne comprennent pas pourquoi la direction veut se séparer d’un salarié qui a démarré « avec succès » trois modèles de carrosseries, au moment où un nouveau modèle va être lancé. La direction reprocherait aussi au chef de service « son langage vulgaire et brutal. » Les grévistes évoquent « un franc parler ».

La lettre de licenciement serait partie vendredi et aurait été reçue hier par le salarié. Celui-ci serait dispensé de préavis.

Une pétition a circulé. En fin de matinée, elle avait déjà été signée par 120 des 220 salariés. « Nous sommes en intersyndicale. Même si l’on n’est pas toujours d’accord, là l’ensemble des salariés est mobilisé , explique Denis Blanrue, responsable CFDT. Des personnels cadres nous ont rejoints. » Denis Boss (CGT) et Gilles Hemmerling (CFE-CGC Métallurgie Lorraine) acquiescent.

Les syndicalistes évoquent « un climat malsain » sur le site d’Hambach depuis le rachat de Plastal par le groupe Faurecia. « On nous impose le système Faurecia. Avant, je venais avec plaisir travailler, maintenant j’ai une boule à l’estomac », témoigne un salarié.

L’intersyndicale annonce son intention de poursuivre le mouvement jusqu’à la réintégration de leur collègue.

Faurecia est l’unique fournisseur des éléments plastiques de carrosserie des citadines Smart. Hier, la production de Smart a été impactée 6 heures.

Source : « Le Républicain Lorrain » édition du 11 juin 2014

Faurecia : fin du conflit

 

Le mouvement de grève suivi à 95 % mardi chez Faurecia à Hambach a permis des négociations entre le chef de service, épaulé par Gilles Hemmerling (CFE-CGC), et la direction. A 18h, un accord financier a été trouvé après deux propositions de l’entreprise refusées. La première, une mutation sur le site d’Audincourt dans le Doubs. La seconde, une réintégration mais à un autre poste. Cette dernière a été refusée car le chef de service, un des vingt-cinq cadres de l’entreprise, craignait « une mise au placard » (dixit le syndicaliste). De 18h à 22h, l’intersyndicale a négocié l’accord de fin de conflit. « [Hier] la production normale a repris à 1h du matin […]. A 6h du matin, nous étions en position normale vis-à-vis de la Smart. » Les autres sociétés ont perdu les salariés du poste du matin et la moitié de celui de l’après-midi.

Source : « Le Républicain Lorrain » édition du 12 juin 2014

Faurecia : départ négocié du chef

 

Le mouvement de grève suivi à 95 % mardi chez Faurecia a permis des négociations entre le chef de service, épaulé par Gilles Hemmerling (CFE-CGC), et la direction. A 18 h, un accord financier a été trouvé après deux propositions de l’entreprise refusées. La première, une mutation sur le site d’Audincourt dans le Doubs. La seconde, une réintégration mais à un autre poste. Cette dernière a été refusée car le chef de service, un des vingt-cinq cadres de l’entreprise, a craint « une mise au placard » (dixit le syndicaliste). De 18 h à 22 h, l’intersyndicale a négocié l’accord de fin de conflit.

« 100 % des non-cadres se sont mobilisés, il y a eu une grande solidarité », se félicite Gilles Hemmerling. Et d’expliquer : « Le poste de nuit, celui de l’injonction a repris en effectif réduit. Le temps de mettre les machines en route, le process est long chez nous, la production normale a repris à 1h du matin. » Le représentant syndical évoque les conséquences de la grève de Faurecia sur ses clients. « Mardi à midi, il n’y avait plus personne sur le site de l’Europole, les entreprises ont renvoyé leurs personnels de production dans la matinée. Elles ont perdu les salariés du poste du matin et la moitié de celui de l’après-midi. » Et d’ajouter : « [Hier], à 6 h du matin, nous étions en position normale vis-à-vis de la Smart. »

Source : « Le Républicain Lorrain » édition du 12 juin 2014

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