Syndicat CFE-CGC | Métallurgie Lorraine

jeudi 13 décembre 2018
Accueil >> ACTUALITÉS >> Métallurgie Lorraine >> Pacte de responsabilité: la CFE-CGC ne signe pas

Pacte de responsabilité: la CFE-CGC ne signe pas



Les cadres lâchent le Medef. La CFE-CGC, le syndicat des cadres, mécontent de l’accord sur l’assurance chômage, renonce finalement à signer le “pacte de responsabilité”, qui prévoit des allégements de charges pour les entreprises pour faciliter les créations d’emplois. Le 10 mars, la CFE-CGC (avec CFDT et CFTC) avait pourtant annoncé qu’elle allait le ratifier. Mais l’accord sur les nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs, conclu à l’arraché la semaine dernière entre le patronat, la CFDT, la CFTC et FO, a changé la donne.

Invitée de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi, la présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert, s’est expliquée sur ce revirement : « Le  pacte de responsabilité reposait sur un contrat de confiance entre le patronat et les syndicats de salariés, en disant il faut faire des efforts partagés entre les salariés et les entreprises pour retrouver le chemin de la croissance. Puis nous nous sommes retrouvés pour la négociation sur l’assurance-chômage avec les mêmes protagonistes. Et là le 1er acte du patronat, ce n’est pas d’augmenter les flux financiers de l’assurance chômage pour résorber les déficits, c’est de faire une réforme sur le dos des classes moyennes. Nous avons estimé que les efforts n’étaient ici pas partagés entre l’employeur et les salariés. Le contrat de confiance n’a donc pas été respecté et est donc rompu. Dont acte, nous en tirons les conséquences : nous ne signons pas l’assurance chômage, ni le pacte de responsabilité« .

Le pacte n’est désormais signé que par deux syndicats (CFDT et CFTC). Mais le retrait de la CFE-CGC n’empêchera pas l’application du pactecar il n’a pas le même statut qu’un accord national interprofessionnel, comme ceux sur la sécurisation de l’emploi ou la formation, qui nécessitent la signature d’au moins trois syndicats. Mais il apparaît fragilisé.

à voir également

Thyssenkrupp veut supprimer un tiers de son effectif

L’usine ThyssenKrupp fait partie du paysage industriel de Sarreguemines depuis 1959, date à laquelle elle …

Smart Hambach : « On est repartis pour au moins 15 ans, et on ne peut que s’en réjouir. » Mario Mutzette DSC CFE-CGC smart

Pour Mario Mutzette (Délégué Syndical Central CFE-CGC), « on ne peut être que satisfait de ce …